Indigenous Rock the Vote: Mobilizing for Change in 2025

Your Voice Matters – Your Vote Counts During the 2025 federal election in Canada, the importance of Indigenous participation in the politica...

Showing posts with label 1960. Show all posts
Showing posts with label 1960. Show all posts

From Len Marchand to Today: A Full List of Indigenous Federal Candidates, 2025

In the 2025 federal election, Indigenous voices are rising with renewed strength across Canada. Dozens of First Nations, Inuit, and Métis candidates are running for major political parties—including the Liberals, Conservatives, New Democrats, and Bloc Québécois—seeking to represent communities both urban and rural, northern and southern. From Sean McQuillan, a Cree Métis candidate in Edmonton West, to Kimberly Fairman, a Nunavummiut woman running for the Conservatives in Yellowknife, these candidates reflect the diversity and resilience of Indigenous nations across this land.

It has been 65 years since First Nations people gained the right to vote federally in 1960, and 57 years since Len Marchand became the first First Nations person elected to the House of Commons in 1968. Despite these milestones, Indigenous representation in Parliament has remained limited, and systemic barriers still persist. Many Indigenous candidates are campaigning in marginal ridings—areas where victory is uncertain and political support can be fragile. These races are often uphill battles, as candidates must confront not only electoral challenges but also the deep-rooted legacies of colonialism and exclusion in Canadian politics.

Yet their presence is vital. Indigenous candidates bring lived experience, cultural knowledge, and new ways of seeing the world to federal politics. They speak to issues like housing, clean water, policing, language revitalization, and climate change—not as abstract policy debates, but as matters of daily survival and collective healing. Each candidacy is not just a campaign—it is an act of reconciliation and a step toward justice.

Indigenous representation in Parliament is not a symbol. It is a necessity. For Canada to be whole, Indigenous peoples must not only be heard—they must help lead. The growing slate of Indigenous candidates in 2025 is a signal: the future includes us.

 



Liberal Party

  1. Dr. Michelle Corfield – Nanaimo–Ladysmith (First Nation)
  2. Gloria Morgan – Similkameen–South Okanagan–West Kootenay (First Nation)
  3. Julian Moulton – Tobique–Mactaquac (First Nation)
  4. Mandy Gull-Masty – Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou (First Nation)
  5. Rebecca Chartrand – Churchill–Keewatinook Aski (First Nation)
  6. Wade Grant – Vancouver Quadra (First Nation)
  7. Buckley Belanger – Desnethé–Missinippi–Churchill River (Métis)
  8. Juliette Sicotte – Okanagan Lake West–South Kelowna (Métis)
  9. Vance Badawey (incumbent) – Niagara South (Métis)
  10. Jaime Battiste (incumbent) – Cape Breton–Canso–Antigonish (First Nation)
  11. Kilivak Kabloona – Nunavut (Inuit)
  12. Charles Fox – Kenora–Kiiwetinnong (First Nation)

Conservative Party (CPC)

  1. Billy Morin – Edmonton Northwest (First Nation)
  2. Ellis Ross – Skeena–Bulkley Valley (First Nation)
  3. Jim Lemaigre – Desnethé–Missinippi–Churchill River (First Nation)
  4. James Arreak – Nunavut (Inuit)
  5. Marc Dalton (incumbent) – Pitt Meadows–Maple Ridge (Métis)
  6. Kimberly Fairman – Yellowknife–Northwest Territories (Inuit)

New Democratic Party (NDP)

  1. Kelvin Kotchilea – Northwest Territories (First Nation)
  2. Laura Mayer – Sault Ste. Marie–Algoma (First Nation)
  3. Tanille Johnston – North Island–Powell River (First Nation)
  4. Gilbert Whiteduck – Pontiac–Kitigan Zibi (First Nations)
  5. Katherine Swampy – Leduc–Wetaskiwin (First Nations)
  6. Leah Gazan (incumbent) – Winnipeg Centre (First Nations)
  7. Tania Cameron – Kenora–Kiiwetinnong (First Nations)
  8. Lori Idlout (incumbent) – Nunavut (Inuit)
  9. Blake Desjarlais (incumbent) – Edmonton Griesbach (Métis)
  10. Des Bissonnette – Lakeland (Métis)
  11. Dot Anderson – St. Albert–Sturgeon River (Métis)
  12. Doug Racine – Desnethé–Missinippi–Churchill River (Métis)
  13. Sean McQuillan – Edmonton West (Cree Métis)

Bloc Québécois

  1. Simon-Pierre Savard-Tremblay (incumbent) – Saint–Hyacinthe–Bagot–Acton (First Nation)

 

De Len Marchand à aujourd’hui : Liste complète des candidats autochtones aux élections fédérales de 2025

Lors des élections fédérales de 2025, les voix autochtones s’élèvent avec une force renouvelée à travers le Canada. Des dizaines de candidats des Premières Nations, Inuit et Métis se présentent sous les bannières des grands partis politiques—le Parti libéral, le Parti conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois—cherchant à représenter des communautés urbaines et rurales, du Nord comme du Sud. De Sean McQuillan, candidat cri-métis à Edmonton-Ouest, à Kimberly Fairman, une Nunavummiut se présentant pour les conservateurs à Yellowknife, ces candidatures reflètent la diversité et la résilience des nations autochtones sur ce territoire.



Cela fait 65 ans que les Premières Nations ont obtenu le droit de vote aux élections fédérales en 1960, et 57 ans depuis l’élection de Len Marchand, premier membre des Premières Nations à siéger à la Chambre des communes, en 1968. Malgré ces étapes historiques, la représentation autochtone au Parlement demeure limitée, et de nombreux obstacles systémiques persistent. Plusieurs candidats autochtones se présentent dans des circonscriptions marginales—des régions où la victoire est incertaine et le soutien politique souvent fragile. Ces luttes électorales sont ardues, car elles impliquent de surmonter les défis électoraux tout en affrontant les héritages profondément enracinés du colonialisme et de l’exclusion dans la politique canadienne.

Et pourtant, leur présence est essentielle. Les candidats autochtones apportent leur expérience vécue, leur savoir culturel et de nouvelles perspectives à la politique fédérale. Ils abordent des enjeux tels que le logement, l’eau potable, la sécurité publique, la revitalisation des langues et les changements climatiques—non pas comme de simples débats politiques, mais comme des réalités quotidiennes et des appels à la guérison collective. Chaque candidature est bien plus qu’une campagne : c’est un acte de réconciliation et un pas vers la justice.

La représentation autochtone au Parlement n’est pas un symbole. C’est une nécessité. Pour que le Canada soit complet, les peuples autochtones doivent non seulement être écoutés—they must also lead. La montée du nombre de candidats autochtones en 2025 envoie un message clair : l’avenir se construit avec nous.


Parti libéral

1.     Dr Michelle Corfield – Nanaimo–Ladysmith (Première Nation)

2.     Gloria Morgan – Similkameen–South Okanagan–West Kootenay (Première Nation)

3.     Julian Moulton – Tobique–Mactaquac (Première Nation)

4.     Mandy Gull-Masty – Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou (Première Nation)

5.     Rebecca Chartrand – Churchill–Keewatinook Aski (Première Nation)

6.     Wade Grant – Vancouver Quadra (Première Nation)

7.     Buckley Belanger – Desnethé–Missinippi–Churchill River (Métis)

8.     Juliette Sicotte – Okanagan Lake West–South Kelowna (Métis)

9.     Vance Badawey (député sortant) – Niagara Sud (Métis)

10. Jaime Battiste (député sortant) – Cap-Breton–Canso–Antigonish (Première Nation)

11. Charles Fox – Kenora–Kiiwetinnong (Première Nation)

12. Kilivak Kabloona – Nunavut (Inuit)


Parti conservateur (PCC)

  1. Billy Morin – Edmonton Nord-Ouest (Première Nation)

  2. Ellis Ross – Skeena–Bulkley Valley (Première Nation)

  3. Jim Lemaigre – Desnethé–Missinippi–Churchill River (Première Nation)

  4. James Arreak – Nunavut (Inuit)

  5. Marc Dalton (député sortant) – Pitt Meadows–Maple Ridge (Métis)

  6. Kimberly Fairman – Yellowknife–Territoires du Nord-Ouest (Inuit)


Nouveau Parti démocratique (NPD)

  1. Kelvin Kotchilea – Territoires du Nord-Ouest (Première Nation)

  2. Laura Mayer – Sault Ste. Marie–Algoma (Première Nation)

  3. Tanille Johnston – North Island–Powell River (Première Nation)

  4. Gilbert Whiteduck – Pontiac–Kitigan Zibi (Premières Nations)

  5. Katherine Swampy – Leduc–Wetaskiwin (Premières Nations)

  6. Leah Gazan (députée sortante) – Winnipeg-Centre (Premières Nations)

  7. Tania Cameron – Kenora–Kiiwetinnong (Premières Nations)

  8. Lori Idlout (députée sortante) – Nunavut (Inuit)

  9. Blake Desjarlais (député sortant) – Edmonton Griesbach (Métis)

  10. Des Bissonnette – Lakeland (Métis)

  11. Dot Anderson – St. Albert–Sturgeon River (Métis)

  12. Doug Racine – Desnethé–Missinippi–Churchill River (Métis)

  13. Sean McQuillan – Edmonton-Ouest (Cri Métis)


Bloc Québécois

  1. Simon-Pierre Savard-Tremblay (député sortant) – Saint–Hyacinthe–Bagot–Acton (Première Nation)

Joyeux 65e anniversaire, Droit de vote — Une célébration aux bougies compliquées

Il y a 65 ans, le Canada adoptait le projet de loi C-3, modifiant la Loi électorale du Canada pour enfin accorder aux Premières Nations le droit de vote sans restriction aux élections fédérales — sans devoir renoncer à leur statut en vertu de la Loi sur les Indiens. 

Joyeux anniversaire, amendement à la Loi sur les Indiens.

 

Tu es arrivé en retard. Presque un siècle en retard.


 

Avant les années 1880, de nombreux membres des Premières Nations — surtout à l’est du Manitoba — pouvaient voter aux élections fédérales. Mais ensuite, dans le plus pur style colonial, ce droit leur a été discrètement retiré. Pendant les 80 années suivantes, le droit de vote venait avec des conditions : on pouvait s’enrôler pour faire la guerre, payer des impôts, même mourir pour son pays — mais à moins de renoncer à son identité autochtone, on ne pouvait pas voter.

 

Tout a changé un jour de printemps en 1960. Le premier ministre John Diefenbaker estimait qu’il était temps de tenir la promesse d’une pleine citoyenneté. La ministre Ellen Fairclough a présenté le projet de loi C-3. « Nous croyons que le moment est venu d’accorder à tous les Indiens du Canada le droit de vote aux élections fédérales sans qu’ils soient obligés d’abandonner leurs droits issus des traités ou leur statut d’Indien. »

 

Enfin, le droit de vote sans assimilation.

 

Mais voici le hic : les Premières Nations n’ont jamais été invitées à planifier la fête. Aucune consultation. Aucun comité d’Aînés ni voix communautaires. Juste un gouvernement bien intentionné et une poignée de députés prenant des décisions au nom de plus de 200 nations diverses.

 

Le député Pierre Caron de Hull l’a dit sans détour : « Je conviens que la présence [du sénateur Gladstone] est une bonne chose. Cependant, je ne suis pas d’accord pour dire que cela constitue en soi une reconnaissance automatique de tous les Indiens, car le premier droit de l’Indien est de parler pour lui-même, personnellement et en son propre nom… La plupart des Indiens… ne semblent pas favorables à ce projet de loi — non pas parce qu’ils ne veulent pas voter, mais parce qu’ils ont peur de l’homme blanc. » Il a ajouté : « Ils craignent qu’en échange d’une faveur, l’homme blanc leur reprenne quelque chose. »

 

Peut-on leur en vouloir ? Ironiquement, 9 ans plus tard, le Premier ministre Pierre Trudeau a tenté d’assimiler toutes les Premières Nations du Canada avec la politique du Livre blanc.

 

Dans ma propre famille, il y a des Aînés encore vivants aujourd’hui qui ont atteint l’âge adulte au Canada sans avoir le droit de voter. Certains ont servi dans l’armée — en uniforme, médailles à la poitrine, mais toujours privés de bulletin de vote. Cela fait maintenant 65 ans qu’ils peuvent voter. Toute une retraite pour la démocratie.

 

Le député Frank Howard du CCF, représentant Skeena, l’a bien résumé lors des débats de 1960 : « En accordant le droit de vote aux Indiens, nous ne leur faisons pas une faveur. Nous leur rendons simplement un droit qui n’aurait jamais dû leur être enlevé. »

 

Oui, nous avons du gâteau et des bougies, mais de nombreuses Premières Nations ont apporté la prudence et la mémoire, plutôt que la célébration. Car ce qui est donné sans qu’on le demande peut toujours être repris sans avertissement.

 

C’est l’héritage du traité wampum à deux rangs, un accord conclu bien avant la Confédération. Deux embarcations — l’une autochtone, l’autre coloniale — voyageant côte à côte, sans interférer dans le chemin de l’autre. L’esprit du traité était le respect mutuel et la coexistence. Pas l’absorption. Pas le silence.

 

Et pourtant, pendant des décennies, le Canada a décidé quels « droits » les Premières Nations pouvaient exercer. Même le droit de choisir leurs dirigeants.

 

Pourtant, certains ont choisi d’entrer dans les couloirs coloniaux pour y dire leurs vérités.


 

En 1968 — soit huit ans après l’adoption du projet de loi C-3 — Len Marchand est devenu le premier membre des Premières Nations ayant le statut d’Indien à être élu au Parlement. Il fut suivi de nombreux autres : Métis, Inuits, membres des Premières Nations. Aujourd’hui, des députés autochtones siègent des deux côtés de la Chambre, soulevant parfois des vérités difficiles, se faisant parfois dire qu’ils « en disent trop ».

 

C’est ça aussi, la démocratie. Pendant l’élection fédérale, nous soulignons les 65 ans depuis l’adoption de ce vote. Une petite étape sur le long chemin de la reconnaissance. Un moment à la fois de fierté et de douleur.

 

Alors, portons un toast :

À ces tantes et oncles qui ont voté pour la première fois à 30, 40 ou 50 ans.

À ces grands-pères qui se sont engagés pour combattre outre-mer, mais qui n’avaient pas le droit de voter chez eux.

À ces jeunes qui votent aujourd’hui, souvent pour la première fois dans leurs familles.

À ces députés qui écoutent.

À ceux qui croient encore que ce qui est pour le Canada est pour le Canada — et ce qui est pour les Premières Nations est pour les Premières Nations et que nous sommes ensemble

 

Joyeux anniversaire, projet de loi C-3. Tu n’es pas parfait, mais tu as ouvert une porte. Et nous n’avons jamais cessé d’y entrer depuis.


https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/2155739/autochtones-nord-participation-enjeux 

Happy 65th Birthday, Right to Vote — A Celebration with Complicated Candles

65 years ago, Canada passed Bill C-3, amending the Canada Elections Act to finally give First Nations Peoples the unrestricted right to vote in federal elections—without having to give up their status under the Indian Act.

 

Happy birthday, Indian Act amendment.


You arrived fashionably late. Nearly a century late.

 

Before the 1880s, many First Nations people—especially those living east of Manitoba—could vote in federal elections. But then, in classic colonial fashion, the right was quietly taken away. For the next 80 years, voting came with conditions: you could enlist in war, pay taxes, even die for your country—but unless you renounced your Indianness, you couldn’t vote in it.

 

That all changed on a spring day in 1960. The Prime Minister, John Diefenbaker, believed it was time to make good on a promise of full citizenship. Minister Ellen Fairclough introduced Bill C-3. “We believe that the time has come to give all Indians in Canada the right to vote in federal elections without being required to abandon their treaty rights or Indian status.”


 

Finally, the right to vote without assimilation.

 

But here’s the twist: First Nations were never actually invited to help plan the party. No consultation. No committee of Elders or community voices. Just a well-meaning government and a handful of MPs making decisions on behalf of over 200 diverse nations.

 

MP Caron from Hull said it plainly “I agree that [Senator Gladstone’s] presence there is a good thing. However, I do not agree that, in itself, it automatically gives recognition to all the Indians, because the first right of the Indian is to speak for himself, personally and in his own behalf….Most of the Indians… do not seem to be in favour of this bill—not because they do not want to vote, but because they fear the white man.” Caron further added “They are afraid that, in exchange for a favour, the white man will take something away from them.”

 

Can you blame them?

 

In my own family, there are Elders still alive today who came of age in Canada and couldn’t vote. Some served in the military—uniform on, medals earned, still denied the ballot. They’ve now been voting for 65 years. That’s a whole retirement’s worth of democracy.

 

CCF MP Howard from Skeena said it well during the 1960 debates “When we extend the franchise to Indians we are not doing them a favour. We are merely restoring to them a right that should never have been taken away.”

 

Yes, we had cake and candles. But many First Nations brought caution and memory instead of celebration. After all, what is given without being asked for can always be taken without notice.

That’s the legacy of the Two Row Wampum, an agreement made long before Confederation. Two vessels—one Indigenous, one settler—traveling side by side, never interfering in the other’s path. The spirit of the treaty was mutual respect and coexistence. Not absorption. Not silence.


 

And yet, for decades, Canada decided what "rights" First Nations could exercise. Even the right to choose their leaders.

 

Still, some chose to step into the colonial halls and speak their truths.

 

In 1968—just eight years after Bill C-3 became law—Len Marchand became the first Status First Nations person elected to Parliament. He was followed by many others: Métis, Inuit, First Nations. Today, Indigenous MPs sit on both sides of the House, sometimes raising hard truths, sometimes being told they “say too much.”

 

That, too, is democracy. Today, we mark 65 years since that vote passed. A small step on the long road of recognition. A moment of both pride and pain.

 

So here’s a toast:

To the aunties and uncles who voted in their first election at 30, 40, 50 years old.
To the grandfathers who signed up to fight overseas, but weren’t allowed to vote back home.
To the youth who are voting today, often for the first time in their families.
To the MPs who listen.
To the ones who still feel that what is for Canada is for Canada—and what is for First Nations is for First Nations. 

 

Happy birthday, Bill C-3. You’re not perfect, but you opened a door. And we haven’t stopped walking through it since.


Original Article